Chez le libraire

5 trilogies dystopiques pour ados qui montrent que le genre n’est pas mort

Eh oui, The Hunger Games a peut-être mis le genre en avant, et même si elle semble flancher au cinéma, la catégorie des dystopies pour ados est toujours aussi fleurie dans les librairies. Alors si vous ne savez plus quoi lire et que vous appréciez le genre, voici 5 titres plus ou moins récents qui devraient vous donner envie de replonger dedans.

Sinon, je ne compte pas les tomes 0.5 ou 2.5 ou que sais-je, car on sait bien que c’est pour surfer sur le succès que les auteurs décident de sortir des ouvrages comme ça !

The Program, par Suzanne Young

Imaginez un monde où le suicide adolescent serait comme une pandémie, à tel point que le gouvernement a décidé de créer une cure obligatoire pour que leurs émotions ne prennent pas le dessus. Une cure qui leur fait tout oublier à chaque fois. Première chose, il faut accepter le postulat de départ, cette épidémie de suicides, qui n’est pas vraiment expliquée. Une fois que c’est fait, il est plus facile de se plonger dans l’univers de The Program.

Il ne faut pas croire qu’il s’agit d’un Meilleur des mondes adolescent, ou d’un Equals (le film avec Kristen Stewart et Nicholas Hoult). Ici, les ados sont en voie d’extinction, et le médicament est donné par nécessité pour qu’ils ne tombent pas tous en dépression. Ou du moins, c’est que prétend le gouvernement. Avant d’aboutir sur le complot, il y a une véritable discussion autour de la dépression, des maladies mentales et bien entendu du suicide. Ensuite, un autre sujet assez intéressant, c’est la question de la personnalité. Qu’est-ce qui nous caractérise en tant que personne ?

Des cinq propositions, il s’agit sans doute de la saga qui met la romance le plus en avant. Ben quoi, l’amour surmonte tout, même l’amnésie.

Partials Sequence, par Dan Wells

La série Je ne suis pas un serial killer (les John Cleaver) vous rappelle peut-être quelque chose. Avant d’être un film adapté en 2016, il s’agissait du roman qui a fait connaître son auteur, Dan Wells. Partials est sa seconde série (et Mirador la plus récente), une trilogie comme bon nombre dans le genre de la dystopie jeune adulte.

La force de Partials reste son concept en lui-même. Suite à l’utilisation d’une arme biologique, le taux de natalité est au plus bas et la plupart des bébés ne survivent pas à la naissance. Les derniers humains tentent de s’en sortir sur Terre après une guerre avec les Partials, des êtres organiques génétiquement modifiés semblables aux humains. Les distinguer requiert divers processus expliqués dans le livre. Kira a 16 ans et voit sa vie basculer le jour où elle doit partir sur les routes et fuir tout ce qu’elle a toujours connu. En tout cas, Dan Wells fait toujours un travail admirable dans la caractérisation de ses personnages et ceux de Partials, notamment Kira, n’échappent pas à la règle. C’est vraiment elle qui entraîne les lecteurs dans sa quête, qui doit aller jusqu’au bout.

La notion d’humanité même sert de questionnement fil rouge tout au long de la série. Qui sont les gentils, qui sont les méchants ? Si encore il y en a… Et même si ça reste un roman pour ados, l’auteur ne prend pas son public pour un imbécile et n’a pas peur d’y insérer des explications un peu plus scientifiques. Ce qui ne fait pas de mal du tout !

The Testing, par Joelle Charbonneau

Sur le papier, The Testing pourrait rappeler The Hunger Games. Des colonies éloignées qui doivent soumettre des élèves chaque année pour se présenter au concours de l’Académie. Un honneur pour certains, un sacrifice pour d’autres… Et un complot gouvernemental qui se profile. Notre héroïne s’appelle Cia et va être sélectionnée pour aller à la capitale afin de passer le concours et ainsi commencer des études supérieures.

Je pense que le fait que cette dystopie se concentre sur la stratégie de la guerre plutôt que l’action de se battre m’a plu. Et puis, Cia attire la sympathie. Même avec son savoir, elle écoute les autres et ne pense pas être omnisciente. Ce qui permet aux personnages secondaires d’avoir une voix, un atout non négligeable par rapport à d’autres titres. Leur monde en revanche manque de développement. L’auteure mentionne les Seven Stages of War comme canvas, mais le lecteur n’en sait pas vraiment plus. Je dois avouer que ça a toujours été une faiblesse des diverses franchises YA de ne pas savoir exploiter leur super concept.

Ça me rappelle à quel point les études sont importantes, et ça pourrait juste être une sorte de futur proche extrapolé quand on pense à la compétition qui existe dans certains pays ou même en France pour accéder aux études supérieures et comment TOUTE TA VIE est censée être tracée grâce à/à cause desdites études.

Legend, par Marie Lu

Pour les habitués du genre, le nom de Marie Lu est probablement familier, entre The Young Elites, Warcross et évidemment la trilogie Legend. Legend opte pour le double point de vue, un chapitre par les yeux du protagoniste féminin, et un suivant par celui de son homologue masculin. Ce qui est plutôt adéquat dans cette histoire puisque les deux héros ne se trouvent pas géographiquement au même endroit la plupart du temps.

L’univers de Legend ressemble à une junte militaire où les officiers détiennent tous les passe-droits. June représente l’exemple parfait de la réussite, un frère haut gradé, elle-même plus jeune officier de tous les temps, croit profondément en la cause, blabla. De l’autre côté, on a Day, un rebelle des bas quartiers qui s’en fiche pas mal du système et qui ne pense qu’à vivre un jour de plus et à protéger ses amis.

Assez classique dans son déroulement, et au final même dans son concept, Marie Lu est juste très douée pour donner du rythme et du suspense à ses histoires, ce qui fait qu’on n’arrive pas à lâcher le livre avant de l’avoir fini. Le monde reste chouette et hyper cohérent mais sans réelle originalité. C’est sans doute la force et la faiblesse de Legend.

Last Survivors, par Susan Beth Pfeiffer

Et si on devait mourir demain ? Qu’est-ce qu’on ferait de plus, qu’est-ce qu’on ferait de moins… Eh bien, Miranda et sa famille vont y faire face dans leur petit patelin des États-Unis, car une météorite entre en collision avec la Lune et va approcher l’astre de notre planète, ce qui va avoir des conséquences malencontreuses… de type nouvelle ère glaciaire. Elle va raconter les jours précédents la catastrophe et tout ce qui se passe durant dans ses entrées de journal.

Petit à petit, ces survivants qui ont ouvert la porte de leur foyer deviennent vraiment des gens attachants et forcément, on espère qu’ils s’en sortiront. Tous ensemble. The Last Survivors, ou Chroniques de la fin du monde en français, choisit de raconter un drame familial dans un contexte apocalyptique. Donc les défis ici ne prendront peut-être pas la forme de zombies mais bien d’autres obstacles plus réalistes. Et on s’aperçoit que les protagonistes doivent s’accrocher à un semblant de normalité, même quand tout va mal…

Pour le coup, dans sa forme, cette trilogie est sans doute la plus originale. Pas de théories du complot, ni de grand méchant Oncle Sam, pas de gadgets futuristes ou de poudre aux yeux, notre ennemi est la nature et soi-même.

Et je pose un one-shot pour la route car j’adore ce livre : Celle qui a tous les dons (enfin, y a une sorte de suite, mais elle est médiocre, c’était pour surfer sur la vague, voilà tout).

(P.S. : Tiens, est-ce que je peux dire que certaines couvertures de YA laissent VRAIMENT à désirer. Elles font cheap, elles ne donnent pas envie de lire (ou alors elles ciblent vachement un certain public féminin jeune) et n’aident en rien à vendre le bouquin.)

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