Sur les planches

Quand Broadway s’invite au Lincoln Center

En 2017, pour les fêtes de fin d’année, le Lincoln Center a mis Broadway à l’honneur et a permis à quatre artistes de se produire en concert. Enfin, quand je dis artistes, il faut comprendre « véritables stars de Broadway » puisqu’il s’agissait de Sutton Foster, Leslie Odom Jr, Stephanie J. Block et Andrew Rannells. Si j’avais été en charge de la programmation, j’aurais sans doute pas fait mieux ! Cerise sur le gâteau, ces concerts ont tous été enregistrés pour l’émission Live from Lincoln Center et ont été diffusés sur PBS chaque vendredi durant le mois d’avril.

J’ai donc attendu patiemment (entendre j’ai failli en crever tant l’attente fut douloureuse) et quand le printemps est arrivé, j’ai enfin pu ouvrir une bonne bouteille et m’installer devant mon écran, pour savourer ce doux cadeau des dieux.

J’ai commencé par le concert de Sutton Foster. Aaaah Sutton…. Un Tony dans chaque poche, une voix reconnaissable entre toutes, un talent délicieux pour les claquettes, un naturel et un humour irrésistibles. Bref, c’est Sutton. Durant 55 minutes, elle nous embarque dans son univers, nous raconte son parcours en chanson et avec humour. Durant le concert, elle fait venir plusieurs invités. Elle partage ainsi un magnifique duo avec son amie et ancienne collègue de Little Women, Megan McGinnis. Mais le clou du spectacle, c’est la venue de Jonathan Groff. Leur numéro est un petit bijou. Ça rit, ça chante, ça danse. Leur alchimie est indéniable, et comme je suis sympa, eh bien je vous mets la petite vidéo qui va bien juste là, dessous.

Ce fut ensuite au tour du concert de Leslie Odom Jr. Je suis un immense fan de son Aaron Burr dans Hamilton. Ce qui a peut-être fait que j’étais encore plus déçu par le Burr de la production londonienne, mais là n’est pas le sujet. J’aime beaucoup son univers jazzy. Son album de Noël est tout doux, réconfortant et mélancolique à la fois. Cet univers, on le retrouve complètement lors de son concert. Le temps s’arrête pendant une heure et on est transportés. Lui parait réservé et timide. Il ne respire pas vraiment la chaleur, mais sa musique, oui. Dans la video ci-dessous, il chante Winter Song, extrait de son album de Noël Simply Christmas, un titre coécrit par Sarah Bareilles à qui l’on doit entre autre Waitress et Ingrid Michaelson.

Le troisième concert fut celui de Stephanie J. Block. Alors, je dois tout de suite vous prévenir que je suis un immense fan. C’est ma préférée des quatre. Je l’aime depuis que je l’ai entendue dans 9 to 5 aux côtés de Allison Janney et Megan Hilty, mais les mieux renseignés la connaissent depuis l’époque Wicked. Elle raconte d’ailleurs lors de ce concert une anecdote à ce sujet. Elle a participé à la création du personnage d’Elphaba avec le créateur, elle y était extrêmement attachée, mais Idina Menzel, plus expérimentée, lui a été préférée lors des dernières auditions, ce qui a été un coup extrêmement dur pour la chanteuse/comédienne.  Mon coeur s’est évidemment brisé pour elle.

Stephanie J. Block a une voix époustouflante, du genre qui vous soulève de votre siège et vous fait vibrer. Dans l’extrait que j’ai choisi, elle interprète I’m Breaking Down tiré de Falsettos. Il suffit de voir cette interprétation pour comprendre pourquoi elle a été nommée en 2017 aux Tonys Awards pour son revival. (Oui, j’aurais pu mettre l’extrait où elle chante Defying Gravity, mais tout le monde sait déjà qu’elle la chante terriblement bien.)

Le concert qui mettait un terme à cette session spéciale Broadway est celui d’Andrew Rannells. J’avoue avoir eu un peu de mal avec lui au début et puis petit à petit, j’ai réellement appris à l’aimer. The Book of Mormon y est pour beaucoup tellement il y est génial, puis Girls, la série HBO, est arrivée et ça a fini de me convaincre. Il profite, lui aussi, de ce concert pour raconter son parcours, ses succès, ses échecs. Il le fait avec humour et énergie. Sa coiffure en souffre d’ailleurs énormément pendant tout le concert. J’avais envie de faire un clin d’oeil à la francophonie et j’ai choisi de mettre sa reprise de La chanson de Jacky aka Jackie, dans le style de Scott Walker. Bon, okay, c’est en anglais du coup, mais l’intention est là.

Je suis tellement triste que cette série de concerts soit déjà terminée. Qui lance une pétition pour qu’une autre salve soit produite ? Je propose Jeremy Jordan, Jessie Mueller, Aaron Tveit et Karen Olivo pour les suivants. Allez hop, emballé, c’est pesé.

Un commentaire sur “Quand Broadway s’invite au Lincoln Center

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.