Dans les salles

Cinq films musicaux que vous ne connaissez peut-être pas

Quand on ne peut pas se passer de films dans lesquels les gens chantent et dansent et qu’on voit la terrible pauvreté de l’offre actuelle, eh bien on se trouve bien obligé de faire les fonds de tirroir.

C’est comme quand vous avez besoin de monnaie et que vous vous retrouvez à suer en fouillant les moindres recoins du canapé à la recherche d’une petite pièce. Des fois, on a du bol, on trouve deux euros qui s’étaient planqués là, des fois, on en a moins et tout ce qu’on découvre, c’est une vieille cacahuète au wasabi. Ben en matière de films musicaux, c’est pareil.

On vous avait parlé de Hello Again! récemment, cette fois-ci on vous a préparé une petite sélection de films musicaux qui valent le coup d’oeil.

Sunshine on Leith

Commençons par Sunshine on Leith qui est en fait l’adaptation d’une comédie musicale du même nom. Sunshine on Leith est une comédie romantique jolie, cool et feel good. Toutes les chansons sont des tubes des Proclaimers et l’histoire est agréablement construite autour de ces titres, tous plus sympas les uns que les autres. Ce groupe vous est peut-être inconnu, mais les fans hardcores de Doctor Who devraient reconnaitre I’m gonna be (500 miles) puisque David Tennant en a fait une vidéo terrible il y a quelques années. Pour les plus sériphiles d’entre vous, vous reconnaitrez aussi dans le film Antonia Thomas (MisfitsThe Good Doctor). Bref, c’est une belle histoire, c’est rafraichissant, les acteurs sont tous de très bons chanteurs, la bonne humeur est là, et nous, on respire. Disons que, sur ce coup-là, c’est pas une pièce de 2 euros qu’on a trouvée, mais un beau billet de 10.

London Road

Alors, London Road… C’est pas forcément le meilleur film musical de cette sélection, mais c’est probablement le plus original dans son principe et vous allez comprendre pourquoi. Également adapté du musical du même nom, ce film raconte l’affaire désormais célèbre des meurtres d’Ipswich. Cinq femmes sont retrouvées mortes sur London Road, la presse s’emballe, la paranoïa s’installe et les habitants de cette rue sont observés et étudiés. Alors, oui, c’est déjà étrange de faire un musical sur ce sujet, me direz-vous, mais ce n’est pas fini. Les paroles des chansons sont la retranscription exacte des témoignages des personnes entendues à l’époque, que ce soit par la police ou par la presse. Il en résulte des chansons étranges, souvent monotones, avec des hésitations, des « euh » et des répétitions. Le ton est hésitant, inquiet, mais diablement authentique. Ça donne à London Road une singularité étonnante et on ressort de là assez déboussolés. Pour ne rien gâcher, la fabuleuse, la talentueuse, la fantastique, la merveilleuse Olivia Colman tient l’un des rôles titres et Tom Hardy y fait quelques apparitions. Et puis la fin est chouette aussi.

The Last Five Years

The Last Five Years est un musical assez connu puisque les productions ont été nombreuses depuis sa création en 2001, la dernière en date étant londonienne dans laquelle Samantah Barks (célèbre depuis qu’elle a joué Eponine dans Les Miz aux côtés de Hugh Jackman) tenait l’un des deux rôles principaux. Dans l’adaptation ciné, c’est Anna Kendrick et Jeremy Jordan qui font le boulot. The Last Five Years, c’est une histoire de désamour déchirante qui va vous faire croire en l’amour pendant un moment puis cracher dessus la seconde suivante. Sa structure narrative est étonnante et originale puisque que l’on va suivre les cinq années qu’a duré la relation entre Cathy et Jamie. Jusque-là, je suis d’accord, c’est tout sauf original, mais – PLOT TWIST! – ce sera pas dans le même ordre selon le personnage concerné. Pour être plus précis, on suivra leur histoire dans l’ordre chronologique pour Jamie et dans l’ordre antichronologique pour Cathy. Ce qui donne des scènes à double lecture et douces-amères pour nos petit coeurs. Bon, puis… est-ce que j’ai dit qu’il y a Jeremy Jordan dedans et qu’il déchire tout, encore une fois ? Ça devrait vous suffire. Deux notes et vous tomberez fous dingues de The Schmuel Song et la scène finale est magnifique. L’impression qu’elle vous laissera devrait vous hanter un petit moment.

Sur quel pied danser ?

Oui, même aujourd’hui, la France sort encore des films musicaux. Eh non, ce n’est pas du kitsch en boîte. Sur quel pied danser date de 2016 et réussit à allier simplicité et émotion. Julie notre protagoniste, a du mal à joindre les deux bouts. Elle se fait embaucher dans une usine de chaussures, non seulement un poste stable, mais en plus vraiment sympa à occuper ! Seulement voilà, la délocalisation est prévue… Elle va devenir la porte-étendard des employés se dressant contre le patronat pour sauver l’usine (insérer un gif d’Enjolras brandissant un drapeau au-dessus d’une barricade). Alors oui, il y a peu de budget et ça se sent dans les chorégraphies qui ne demandent pas trop d’accessoires et de chichis ainsi que dans les chansons à peine retouchées. Mais c’est aussi ce qui fait la fraîcheur de ce film et son authenticité. Et ça n’enlève en rien à la musicalité des titres.

Across the Universe

Bon, on ne peut pas dire qu’Across the Universe est méconnu, c’est probablement l’un des premiers titres qui est mentionné quand quelqu’un demande quels sont les bons films musicaux. Pour moi, il se hisse même hors catégorie car le film reprend que des chansons des Beatles. Alors oui, j’entends déjà les « sacrilège, comment ose-t-on reprendre les Quatre garçons dans le vent ? » Eh bien franchement, quand ce sont des gens comme Jim Sturgess ou Evan Rachel Wood qui le font (et un guest de Bono), on se tait et on écoute. En tant que grande fan des Beatles, j’avais des doutes au départ, mais Julie Taymor (nommée aux Oscars pour Frida) réussit à capturer l’essence épileptique des stars de la pop-rock tout en suivant une histoire qui tient bien la route. Vous tomberez vite sous le charme de Jude et de Lucy et de leurs comparses et chanterez à pleins poumons avec eux les plus grands titres des Beatles. En plus, la réalisatrice a eu la bonne idée de transposer ça lors de la guerre du Vietnam, donc à l’époque même du groupe. Ça renforce encore plus la pertinence des paroles. Bref, un incontournable.

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